BlackRock : Larry Fink prévoit 500 millions de dollars de revenus annuels grâce au Bitcoin et à la crypto
03/25/2026BTC & ETH only. Dans sa lettre annuelle aux actionnaires pour l’exercice 2026, Larry Fink, président-directeur général de BlackRock, a détaillé ses ambitions pour l’intégration des actifs numériques au sein du géant de la gestion d’actifs. Malgré une période de volatilité marquée par des corrections de prix sur le bitcoin, le dirigeant prévoit que ce segment, aux côtés d’autres marchés à forte croissance, générera des revenus annuels de 500 millions de dollars d’ici 2030. Cette projection s’appuie sur une montée en puissance rapide des produits financiers régulés, notamment les fonds négociés en bourse (ETF) et les solutions de tokenisation, qui transforment progressivement l’infrastructure financière traditionnelle.
- Larry Fink a dévoilé l’ambition de BlackRock d’intégrer les actifs numériques, projetant 500 millions de dollars de revenus annuels d’ici 2030.
- BlackRock a centré sa stratégie sur le Bitcoin et l’Ethereum, renforçant leur statut au sein de l’économie numérique croissante.
BlackRock : Une stratégie de concentration sur le Bitcoin et l’Ethereum
La domination de BlackRock sur ce marché repose actuellement sur son ETF Bitcoin, qui gère près de 800 000 jetons pour une valeur totale avoisinant 55 milliards de dollars. Ce produit génère déjà environ 250 millions de dollars de frais annuels, soit la moitié de l’objectif fixé pour la fin de la décennie, selon les derniers chiffres issus de la lettre aux investisseurs. En complément, l’entreprise a étendu son offre avec un ETF Ethereum et, plus récemment, un fonds Ethereum staked permettant aux investisseurs de percevoir des rendements issus du mécanisme de consensus du réseau.
Robbie Mitchnick, responsable des actifs numériques chez BlackRock, a précisé lors du Digital Asset Summit de New York que l’intérêt institutionnel se concentre quasi exclusivement sur ces deux actifs majeurs, qualifiant une large part du reste du marché de « non pertinent » pour les grands comptes. Cette approche sélective permet à BlackRock de positionner le bitcoin comme un outil de diversification comparable à l’or numérique, particulièrement pertinent en période de mutations technologiques comme celle de l’intelligence artificielle.
Les analystes de la firme soulignent également une symbiose naturelle entre l’IA et les cryptoactifs, les agents autonomes étant plus susceptibles d’utiliser des monnaies natives numériquement pour leurs transactions que les réseaux bancaires traditionnels. Cette vision renforce l’idée que ces actifs ne sont plus de simples vecteurs de spéculation, mais des composants essentiels d’une nouvelle économie automatisée.

La tokenisation comme levier de croissance institutionnelle
Au-delà des simples produits d’exposition au cours, BlackRock mise sur la tokenisation des actifs du monde réel (RWA) pour transformer la gestion de patrimoine. Le fonds BUIDL (USD Institutional Digital Liquidity Fund) est devenu le plus important fonds tokenisé au monde, dépassant les 2 milliards de dollars d’actifs sous gestion. Par ailleurs, la société gère désormais 65 milliards de dollars de réserves de stablecoins et environ 80 milliards de dollars de produits indiciels liés aux actifs numériques.
Larry Fink estime que la conversion d’actions, d’obligations ou de biens immobiliers en jetons négociables sur blockchain ouvrira l’accès à des marchés jusqu’ici inexploités par les investisseurs particuliers. Le déploiement de la technologie Aladdin, le système de gestion de risque de BlackRock, intègre désormais les données de Preqin pour unifier le suivi des marchés publics et privés, incluant les actifs numériques. Cette infrastructure permet aux clients institutionnels de simplifier leurs opérations tout en explorant de nouvelles sources de rendement.
Alors que le marché global des cryptomonnaies se stabilise autour de 1 400 milliards de dollars pour le bitcoin, la firme entend maintenir son leadership en proposant des produits répondant aux standards de conformité les plus stricts. L’ambition de BlackRock pour 2030 reflète ainsi une volonté de normaliser l’usage des registres distribués au sein des portefeuilles institutionnels à travers le monde.
Grâce à cette feuille de route, BlackRock confirme sa transition d’observateur prudent à acteur central de l’écosystème numérique. L’entreprise utilise désormais sa puissance de frappe financière pour structurer un marché autrefois fragmenté et le rendre accessible aux capitaux traditionnels. La finance traditionnelle a plus que jamais posé sa grosse patte sur la crypto.
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