Pourquoi les marchés ont besoin de market makers ? Le market making en crypto

Pourquoi les marchés ont besoin de market makers ? Le market making en crypto

03/29/2026 0 Par cryptolounge

Sur les marchés crypto, la majorité des investisseurs raisonne encore de manière assez simple : acheter, attendre, et espérer une hausse.

Cette logique a pu fonctionner, notamment dans des phases fortement haussières. Mais elle ne permet pas de comprendre un élément pourtant fondamental : ce qui fait réellement fonctionner un marché au quotidien.

Car derrière chaque transaction, derrière chaque mouvement de prix, il existe une mécanique moins visible mais essentielle : la liquidité.

Et cette liquidité ne tombe pas du ciel. Elle est, en grande partie, fournie par des acteurs bien spécifiques : les market makers.

Quand on voit que la liquidité, le spread et une présence continue dans le carnet d’ordres structurent le quotidien des marchés, la question de portefeuille se déplace : moins deviner le prochain tick que définir l’exposition quand le régime change.

La stratégie proposée par Neutralis pose ce décalage clairement : principes et compromis pour une structure consciente des régimes, plutôt qu’un pari directionnel unique.

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Un rôle souvent invisible, mais central

Le market making consiste à proposer en permanence des prix d’achat et de vente sur un actif.

Concrètement, cela signifie qu’à tout moment, quelqu’un est prêt à acheter légèrement en dessous du prix actuel, et à vendre légèrement au-dessus. Cette présence continue permet aux autres participants de rentrer ou sortir du marché sans attendre.

Sans cette activité, le marché deviendrait rapidement impraticable. Les écarts entre les prix augmenteraient, les exécutions seraient plus lentes, et les mouvements de prix beaucoup plus brusques.

Ce que beaucoup perçoivent comme un marché fluide et naturel est en réalité le résultat d’une structure bien entretenue.

Deux logiques opposées : trader et fournir de la liquidité

La plupart des investisseurs adoptent une approche directionnelle. Ils cherchent à anticiper un mouvement, à identifier un point d’entrée, et à profiter d’une tendance.

Le market maker, lui, ne fonctionne pas de cette manière.

Il ne cherche pas à prédire si le marché va monter ou baisser. Son objectif est ailleurs : il cherche à capter les mouvements intermédiaires, ces oscillations permanentes qui caractérisent les marchés.

Là où un trader dépend d’un scénario, le market maker dépend du mouvement lui-même.

Cette différence est fondamentale. Elle permet de comprendre pourquoi certaines stratégies peuvent continuer à fonctionner dans des environnements où les approches classiques stagnent.

Le cœur du mécanisme : bid, ask et spread

Pour comprendre comment fonctionne le market making, il faut revenir à la structure même d’un carnet d’ordres.

À tout instant, un actif possède un prix d’achat et un prix de vente. Le premier correspond au meilleur prix auquel un acheteur est prêt à entrer. Le second correspond au meilleur prix auquel un vendeur est prêt à sortir.

Entre les deux se trouve un écart, que l’on appelle le spread.

C’est dans cet écart que se situe toute la logique du market making.

Un acteur peut acheter à un certain prix, puis revendre légèrement plus haut. Pris isolément, le gain est faible. Mais répété de manière continue, ce mécanisme devient une source de rendement.

Pourquoi les exchanges en dépendent directement

Sans market makers, un exchange ne fonctionnerait pas correctement.

Dans un marché peu liquide, un simple ordre peut déplacer le prix de manière significative. L’exécution devient incertaine, les écarts se creusent, et l’expérience utilisateur se dégrade.

C’est précisément pour éviter cela que les exchanges encouragent, voire rémunèrent, les market makers.

Ils assurent une présence constante dans le carnet d’ordres, stabilisent les écarts et permettent une exécution rapide. En d’autres termes, ils rendent le marché exploitable.

Une structure plus organisée qu’il n’y paraît

Il est facile d’imaginer le marché comme un ensemble d’acheteurs et de vendeurs qui interagissent librement.

En réalité, une grande partie de la structure du marché repose sur des acteurs qui organisent cette interaction.

On retrouve aujourd’hui plusieurs types de market makers : des traders individuels utilisant des outils automatisés, des stratégies quantitatives, mais aussi des sociétés spécialisées dont c’est l’activité principale.

Tous participent, à leur échelle, à la même fonction : maintenir un marché actif et exploitable.

Comprendre ces dynamiques en détail

Une conférence Neutralis présente les stratégies quantitatives qui exploitent la volatilité crypto tout en limitant la dépendance à une direction unique.

Ce que cela change dans la manière d’investir

Comprendre le rôle du market making amène une prise de recul importante.

Le marché ne passe pas son temps à monter ou à descendre. Une grande partie de son comportement se situe entre les deux. Il oscille, corrige, revient sur ses niveaux, puis repart.

C’est dans cette dynamique que se crée une grande partie de l’activité.

Certaines approches d’investissement cherchent justement à s’appuyer sur cette réalité, plutôt que de dépendre uniquement d’une tendance haussière continue.

C’est notamment le cas de stratégies structurées qui combinent exposition au marché et mécanismes visant à exploiter ces oscillations de prix. Une illustration concrète de ce type d’approche est disponible dans la présentation de la stratégie Neutralis.

Ce premier article pose les bases.

Mais une question reste en suspens : comment ces acteurs opèrent-ils concrètement sur les marchés ?

Dans l’article suivant, nous verrons comment fonctionnent les bots de market making, et pourquoi la plupart d’entre eux utilisent des grilles pour exploiter la volatilité.

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