1,3 M€ en crypto volés : L’Espagne démantèle une branche violente du Tren de Aragua
06/01/2026Coup de filet à Madrid. La police nationale espagnole vient d’arrêter six membres présumés d’une branche violente du gang vénézuélien Tren de Aragua, après un cambriolage à domicile dont le butin mêlait montres de luxe, espèces et 1,3 million d’euros transférés en cryptomonnaies.
- La police nationale espagnole a arrêté six membres présumés du gang vénézuélien Tren de Aragua après un cambriolage spectaculaire à Madrid.
- Le butin inclut des montres de luxe, des espèces, et 1,3 million d’euros en cryptomonnaies, révélant une dimension inquiétante de la criminalité organisée.
Un réseau criminel démantelé en Espagne
La criminalité organisée n’a pas attendu Bitcoin pour prospérer. Mais les cryptomonnaies sont devenues un outil de choix pour déplacer rapidement de la valeur, au même titre que le cash ou les bijoux. Ce qui explique pourquoi des dossiers comme celui du Tren de Aragua en Espagne finissent par embarquer des montants en BTC ou en stablecoins.
Les affaires de ce type ne manquent pas, et il faut le rappeler : les cryptos ne sont pas à l’origine des activités illégales. Elles servent d’outil numérique pour déplacer la valeur, au même titre que le cash ou les bijoux. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle même le FBI se retrouve régulièrement à gérer des fonds numériques saisis, jusqu’à devoir liquider 3,4 milliards de dollars en Bitcoin dans le cadre d’une affaire de fraude en ligne.
Dans le cas qui nous occupe, l’enquête vise la branche dédiée aux vols avec violence d’un réseau implanté en Espagne, selon le communiqué publié par le ministère de l’Intérieur local. Les faits remontent à août 2025 : la police nationale est alors mise sur la piste du groupe après un vol commis dans une résidence d’une banlieue privée de Madrid.

Tren de Aragua : un butin de 1,3 million d’euros en cryptomonnaies
L’opération avait permis à ses auteurs de s’emparer de « pièces d’horlogerie et de bijoux d’une valeur de 1,5 million d’euros, ainsi que de 200 000 euros en espèces ». S’y ajoute « un transfert de cryptomonnaies pour un montant de 1,3 million d’euros », précise le communiqué officiel.
L’enquête a finalement permis de remonter jusqu’à six personnes impliquées dans ces faits, dont trois ont été placées en détention provisoire. Les chefs d’accusation retenus sont lourds : « vol avec violence, détention illégale, escroquerie et atteinte à la santé publique ».
Violences crypto : La France reste le pays de plus ciblé
Ce démantèlement en Espagne intervient alors que la France fait face à une recrudescence préoccupante de ce même type de criminalité.
Depuis plusieurs mois, les autorités françaises signalent une hausse des enlèvements et des « crypto-rançons » visant les entrepreneurs et investisseurs en cryptomonnaies. Proches séquestrés, tortures et transferts forcés de fonds vers des portefeuilles souvent situés en Amérique latine se multiplient.
Si aucun lien direct avec le Tren de Aragua n’a pour l’instant été établi en France, le mode opératoire, violence ciblée sur les détenteurs de cryptomonnaies, présente des similitudes inquiétantes avec les méthodes employées par ce type de groupes transnationaux.
Face à cette menace transnationale, les forces de l’ordre françaises ont annoncé un renforcement des unités spécialisées dans la lutte contre la cybercriminalité et les organisations criminelles étrangères.
Au final, la police nationale espagnole signe un démantèlement classique sur un dossier qui l’est moins, du fait du profil transnational du Tren de Aragua. Et si les cryptomonnaies figurent au butin, elles n’y pèsent ni plus ni moins que les montres de luxe ou les liasses de billets retrouvées par les enquêteurs.
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