Cryptomonnaies : Nigel Farage a-t-il été financé par un criminel ? Le Sunday Times balance
07/06/2026Un candidat gênant ? Nigel Farage, patron du parti Reform UK, ne cache pas ses positions pro-Bitcoin. Il va même jusqu’à promettre la suppression des taxes sur les plus-values en cryptomonnaies. Un profil qui ne fait visiblement pas l’unanimité. De plus, une enquête du Sunday Times vient assombrir le tableau. Le député de Clacton aurait bénéficié d’un soutien financier conséquent de George Cottrell, homme d’affaires lié à une plateforme de paris offshore en cryptomonnaies.
Points clés
- Le Sunday Times affirme que Nigel Farage aurait reçu un financement non déclaré de George Cottrell, un homme d’affaires condamné
- Cottrell aurait pris en charge la sécurité, les chauffeurs, le personnel et l’hébergement du député de Clacton
- Il serait impliqué depuis le Monténégro dans Tether.bet, plateforme de paris acceptant les cryptos dont l’USDT
Un financement non déclaré de la part de George Cottrell
D’après le Sunday Times, George Cottrell aurait pris en charge la sécurité privée de Farage, ses chauffeurs, son personnel des réseaux sociaux et son hébergement, avant l’élection de l’intéressé comme député de Clacton. Par ailleurs, l’homme d’affaires a confirmé avoir embauché du personnel pour le bureau privé de Farage. Il les a rémunéré par virement bancaire. Et c’est bien là le problème.
Les règles de la Chambre des communes sont pourtant claires. Tout député fraîchement élu doit déclarer les avantages reçus dans les douze mois précédant son élection, dès lors qu’ils dépassent 300 livres sterling. Or, Farage n’a déclaré qu’un seul avantage de Cottrell, un montant de 9 253,60 £ couvrant voyage, sécurité et hébergement pour une conférence en Belgique. Il n’a jamais fait état d’aucun autre soutien.
George Cottrell, un homme d’affaires au passé trouble
Surnommé « Posh George », George Cottrell est un aristocrate britannique de 32 ans. En 2016, il est arrêté à l’aéroport de Chicago alors qu’il voyage aux côtés de Farage. Il plaide coupable de fraude électronique (wire fraud). C’est un délit fédéral américain qui vise les escroqueries menées via des communications électroniques) dans une affaire de blanchiment d’argent, et purge huit mois de prison.
Depuis, il s’est installé au Monténégro, où il serait impliqué dans Tether.bet. C’est une plateforme de paris qui accepte les mises en espèces comme en cryptomonnaies, dont le stablecoin USDT. Cette plateforme aurait vu le jour peu après un déjeuner réunissant Farage, Cottrell et Christopher Harborne, un milliardaire basé en Thaïlande.
Christopher Harborne, détenteur de 12 % de Tether, a versé plus de 22 millions de livres à Reform UK au fil de plusieurs dons, dont un don personnel distinct de 5 millions de livres à Farage lui-même, actuellement sous le coup d’une enquête séparée des Standards du Parlement.
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