Glamsterdam : Ethereum franchit le test des 200 millions de gas sur Sepolia

Glamsterdam : Ethereum franchit le test des 200 millions de gas sur Sepolia

10/06/2026 0 Par cryptolounge

Ça y est, la mise à jour Glamsterdam tourne sur le testnet Sepolia depuis 16 heures environ. Ainsi, la limite de gaz par bloc passe de 60 à 200 millions. Il s’agit de la dernière répétition avant le mainnet. Pourtant, elle a failli filer par la fenêtre. Nous avions d’ailleurs pointé ce risque dans cet avertissement sur la fragilité du test.

Les points clés de cet article :

  • La version 7.2.1 de Prysm est sortie quelques heures avant le test. Elle relève automatiquement la limite de gaz à 200 millions sur Sepolia.
  • Sans ce correctif, certains validateurs auraient produit des blocs à l’ancien plafond de 60 millions. Le test de capacité aurait donc perdu en valeur.
  • Le test mesure si le réseau gère de façon fiable des blocs trois fois plus volumineux. Les développeurs décideront ensuite quelle capacité donner à Ethereum.
  • Les développeurs visent le quatrième trimestre 2026 pour Glamsterdam sur le mainnet, sans date confirmée. Ensuite, Hegotá devrait suivre en 2027.

200 millions de gas : un test qui a failli filer

Mardi 6 octobre, Glamsterdam s’est activé sur Sepolia vers 16 heures, à l’epoch 353 024. Cette mise à jour relève la limite de gaz de 60 à 200 millions. C’est donc plus de trois fois le plafond précédent. Pour rappel, le gas mesure le travail qui peut tenir dans un bloc. Ainsi, plus la limite monte, plus le réseau absorbe de transactions en même temps. En revanche, les machines qui le font tourner doivent suivre.

Mais il y a un hic. Prysm compte parmi les clients de consensus préférés des validateurs. Or, sa version 7.2.1 n’est sortie que tard lundi, quelques heures avant le test. Sans ce correctif, une partie d’entre eux aurait continué de proposer des blocs à 60 millions de gaz. Le test doit pourtant mesurer si le réseau tient la charge de blocs trois fois plus volumineux.

Ce premier déploiement sur Sepolia servira de base à la capacité accordée au mainnet. En effet, Ethereum augmente la taille de ses blocs par paliers. L’objectif : trouver la limite avant que faire tourner un validateur ne coûte trop cher. Toutefois, le seuil de 200 millions ne s’applique qu’à Sepolia. L’autre testnet, Hoodi, devrait ensuite suivre le 27 octobre.

ePBS, listes d’accès, nouveau gas : ce que change la mise à jour

Au-delà de la capacité, Glamsterdam pose aussi les bases de la prochaine phase d’extension d’Ethereum. Son nom combine « Amsterdam » (couche d’exécution) et « Gloas » (couche de consensus, du nom d’une étoile). La nouveauté phare s’appelle l’ePBS (EIP-7732). Concrètement, elle inscrit dans le protocole la séparation entre proposeurs et constructeurs de blocs. Jusqu’ici, des acteurs externes s’en chargeaient. D’abord, le proposeur publie l’engagement du constructeur. Ensuite, celui-ci révèle le bloc et le réseau gère le paiement. Les validateurs gagnent ainsi du temps pour vérifier l’exécution.

En parallèle, l’EIP-7928 ajoute des listes d’accès au niveau du bloc. Elles recensent les comptes et les emplacements de stockage que chaque bloc utilise. Il devient donc possible de lire l’état et de valider les transactions en parallèle. C’est un préalable à la parallélisation à haut débit que préparent les développeurs. Enfin, les EIP-8037 et 8038 revoient la tarification du gaz pour mieux refléter le coût réel des données. Par conséquent, les équipes devront tester, voire corriger, les contrats qui s’appuient sur des limites de gaz fixes.

Depuis août, la mise à jour répète ses gammes sur le testnet public Platåberget. Auparavant, des tests privés avaient révélé un défaut de finalité et un bug de tarification. Si Sepolia s’en sort sans accroc, la fenêtre du quatrième trimestre 2026 se précisera donc pour le mainnet. Viendra ensuite Hegotá, où se prépare la controversée réforme du staking.

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