Conflit Israël-USA Iran : Bitcoin et les marchés financiers en alerte
02/28/2026Epic Fury. Depuis plusieurs semaines, l’administration Trump laissait planer le doute sur la possibilité d’une intervention armée en Iran. Ce matin du 28 février 2026, Israël et les États-Unis sont passés à l’action en lançant des frappes coordonnées sur Téhéran et plusieurs grandes villes de la république islamique. Déjà au mois de juin 2025, le conflit Israël-Iran avait provoqué une chute du bitcoin et des cryptomonnaies. Cette fois encore, la réaction des marchés crypto ne s’est pas fait attendre. Explications.
- Israël et les États-Unis ont frappé l’Iran, provoquant une chute du bitcoin de plus de 3 %.
- La volatilité extrême des cryptomonnaies pourrait s’accentuer avec les tensions géopolitiques en cours.
Panique sur les marchés crypto : l’impact immédiat des frappes sur l’Iran
Les tensions au Moyen-Orient ont atteint un paroxysme ce samedi 28 février avec le déclenchement de l’opération Epic Fury menée par Israël et les États-Unis contre l’Iran. En réaction, le cours du bitcoin a brutalement dévissé de plus de 3 % jusqu’à 63 000 $ en l’espace d’une heure. Si le roi des crypto semble pour le moment limiter la casse, c’est en partie dû à une liquidité plus réduite le week-end. Cependant, d’autres bougies rouges restent à craindre dès lundi prochain, à la réouverture des marchés traditionnels.

Selon le média CoinDesk, le BTC pourrait bien venir retester le niveau des 60 000 $, voire plus bas. Ce support n’avait pas cédé lors du dernier crash, le 5 février. Néanmoins, compte tenu de la frilosité des investisseurs, cet événement géopolitique d’ampleur est de nature à accentuer la pression vendeuse sur les actifs risqués.
Dans le même temps, les altcoins ont subi des baisses encore plus marquées, parfois de l’ordre de 15 %.
Des secousses en perspective
Les conflits sont une source majeure d’incertitude pour les marchés financiers et Bitcoin n’échappe pas à la règle. Les exchanges crypto restent ouverts en permanence ce qui explique la précocité de la réaction sur cette classe d’actifs.
Ainsi, il faut s’attendre à une volatilité extrême qui pourrait entrainer des liquidations en cascade à l’ouverture des marchés traditionnels. Cela renforcerait la tendance baissière actuelle. En effet, les cours des cryptomonnaies sont déjà bien chahutés depuis le dernier plus haut historique du BTC à 126 000 $. Cela laisse présager une période compliquée pour les investisseurs.
En cas de résolution rapide de la crise au Moyen-Orient, le bitcoin pourrait se stabiliser aux alentours du dernier support des 60 000 $ pour repartir ensuite à la hausse. L’annonce du cessé-le-feu entre Israël et l’Iran le 24 juin 2025 avait permis au BTC de rebondir de 10 000 $, une fois les inquiétudes apaisées.
En revanche, si le conflit devait s’intensifier et durer, les cours pourraient aller explorer des niveaux bien inférieurs à ce que l’on connait maintenant. Cette perspective remettrait alors en question une fois de plus, la nature de valeur refuge du bitcoin.
Le BTC a connu bien d’autres crises depuis son lancement en 2009. Si les réactions peuvent être brutales à court terme, le cours a toujours réussi à se redresser dès que l’incertitude s’est estompée. Le mieux est de limiter les positions à effet de levier afin d’éviter la liquidation et d’attendre patiemment que la situation se calme.
L’article Conflit Israël-USA Iran : Bitcoin et les marchés financiers en alerte est apparu en premier sur Journal du Coin.

