Crypto : Le FSB démantèle un réseau de financement terroriste au Daghestan
02/18/2026Financement du « terrorisme ». Les services de sécurité russes (FSB) ont annoncé ce lundi 16 février 2026 l’arrestation d’un individu originaire de Kaspiysk, au Daghestan, accusé d’avoir utilisé de la crypto pour financer des organisations terroristes. Le suspect aurait collecté environ 6 500 dollars en cryptomonnaies sur une période d’un an, fonds qui auraient servi à l’achat d’armes et de munitions pour des groupes armés illégaux.
- Les services de sécurité russes ont procédé à l’arrestation d’un homme soupçonné d’avoir financé le terrorisme via de la crypto
- La Russie utilise un outil de surveillance nommé Transparent Blockchain pour traquer les transactions illicites et renforcer son contrôle sur les flux numériques.
Un réseau de collecte crypto opéré depuis la Turquie
Selon les informations transmises par l’agence de presse d’État TASS, le suspect aurait mis en place son dispositif de collecte de fonds alors qu’il résidait en Turquie entre octobre 2022 et octobre 2023. Il utilisait les réseaux sociaux pour diffuser les coordonnées de son portefeuille crypto et solliciter des dons auprès de ses abonnés.
Bien que l’affiliation politique ou religieuse exacte des groupes financés n’ait pas été divulguée, le FSB a confirmé que ces fonds ont été convertis en équipements militaires. Cette arrestation s’inscrit dans un contexte de surveillance accrue des flux financiers numériques en Russie.
Moscou estime en effet que ses citoyens échangent près de 650 millions de dollars par jour sur des plateformes non enregistrées, une liquidité massive que les autorités cherchent désormais à encadrer pour limiter les risques de financement criminel et terroriste.

« Transparent Blockchain » : l’outil de traque du Kremlin
Pour lutter contre l’utilisation illicite de la cryptomonnaie, la Russie s’appuie principalement sur une plateforme de surveillance maison baptisée Transparent Blockchain. Développée par l’agence nationale de lutte contre le blanchiment d’argent, cet outil permet de lever l’anonymat relatif des transactions sur les registres publics.
Depuis son lancement en 2023, le FSB a multiplié les interpellations, visant à la fois le « terrorisme international » et les transferts de fonds vers les forces ukrainiennes, souvent qualifiés de « haute trahison » par le Kremlin. Le Groupe d’action financière (GAFI) a récemment alerté sur la montée en puissance d’influenceurs utilisant les réseaux sociaux pour financer des groupes radicaux, citant notamment des preuves d’utilisation de cryptomonnaies par des branches de l’État islamique.
En Russie, la région du Caucase du Nord reste une zone de haute surveillance, avec près de 300 arrestations liées au terrorisme signalées l’an dernier, soulignant la volonté de Moscou de neutraliser toute source de financement décentralisée échappant au contrôle de l’État.
Cette nouvelle affaire illustre la fin de l’ère du « Far West » pour les cryptomonnaies en Russie. Alors que le pays envisage de légaliser le minage et d’encadrer l’usage des actifs numériques pour le commerce international afin de contourner les sanctions, il renforce parallèlement son arsenal de surveillance domestique. La traçabilité des blockchains, autrefois perçue comme un défi pour les autorités, est devenue leur principal atout pour cartographier les réseaux de soutien aux groupes armés et aux mouvements d’opposition.
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