250 grâces présidentielles pour les 250 ans des États-Unis : Donald Trump y réfléchirait pour le 4 juillet
05/14/2026Happy birthday USA ! Le président américain Donald Trump envisagerait d’accorder 250 grâces présidentielles afin de marquer le 250ᵉ anniversaire des États-Unis le 4 juillet prochain. Selon des informations rapportées par le Wall Street Journal, une annonce officielle pourrait intervenir dès le 14 juin, date de l’anniversaire du président, ou lors des célébrations nationales de l’Indépendance. Ce projet s’inscrit dans une dynamique de recours fréquent au droit de grâce depuis le début de son second mandat, entamé l’année dernière par la libération de 1 500 personnes impliquées dans les événements du Capitole. Bien que ces mesures restent au stade préliminaire, elles suscitent une attention particulière de la part de plusieurs figures du secteur technologique et financier actuellement détenues ou poursuivies.
- Donald Trump envisagerait d’accorder 250 grâces présidentielles pour célébrer le 250ᵉ anniversaire des États-Unis.
- Des personnalités du secteur technologique espèrent bénéficier de cette politique de clémence, suscitant un débat sur la responsabilité des développeurs.
Un précédent notable pour les fondateurs de plateformes numériques
Depuis son investiture, Donald Trump a déjà utilisé son pouvoir exécutif pour clore plusieurs dossiers judiciaires médiatisés. En 2025, le fondateur de Binance, Changpeng Zhao, a bénéficié d’une grâce présidentielle après avoir purgé une peine de quatre mois pour manquement aux règles de lutte contre le blanchiment d’argent.
De même, les cofondateurs de l’échange BitMEX – Arthur Hayes, Benjamin Delo et Samuel Reed – ont reçu des grâces similaires pour des infractions comparables à la loi sur le secret bancaire. Plus tôt encore, en janvier 2025, Ross Ulbricht, le créateur de Silk Road, a recouvré la liberté après l’annulation de sa condamnation à perpétuité.
Ces décisions antérieures renforcent les attentes de certains partisans de la technologie blockchain, qui voient dans ces interventions une volonté de modérer l’approche répressive des administrations précédentes. Cette politique de clémence encourage désormais d’autres acteurs à solliciter l’administration. Keonne Rodriguez, co-développeur du protocole Samourai Wallet, fait d’ailleurs l’objet d’une pétition active ayant réuni plus de 16 000 signatures.
Le président avait d’ailleurs indiqué en décembre dernier son intention d’examiner ce cas précis. Par ailleurs, des soutiens militent pour une grâce en faveur de Roman Storm, le cofondateur de Tornado Cash, condamné en août dernier pour l’exploitation d’une entreprise de transfert de fonds sans licence.
La décision finale du président sur ces cas pourrait influencer durablement la perception des règles de conformité logicielle sur le territoire américain. Malgré cette ouverture apparente, la présidence maintient des lignes fermes sur certains profils jugés incompatibles avec cette vague de grâces. Sam Bankman-Fried, l’ancien dirigeant de FTX condamné à 25 ans de prison en 2024, mène une campagne active sur les réseaux sociaux pour obtenir une mesure de faveur.

Donald Trump et les limites de la clémence présidentielle
Toutefois, Donald Trump aurait écarté toute possibilité de grâce pour le fondateur de l’échange déchu au cours du premier trimestre de cette année. Cette distinction souligne que l’administration privilégie les dossiers liés à des manquements réglementaires ou techniques plutôt qu’à des fraudes financières massives ayant lésé de nombreux particuliers.
La sélection des 250 bénéficiaires prévus pour juillet fera donc l’objet d’un examen rigoureux parmi les 16 000 demandes formelles soumises l’an dernier. En parallèle, le cas de Roman Semenov reste complexe car l’intéressé est toujours considéré comme fugitif par le FBI, ce qui complique techniquement toute procédure de grâce immédiate.
La Maison-Blanche n’a pas encore commenté officiellement ces rumeurs de commutations de peines massives, mais la liste finale reflétera sans doute les priorités politiques du président en matière de justice pénale. L’enjeu pour les défenseurs des libertés numériques consiste à obtenir une reconnaissance du caractère neutre des outils de confidentialité logicielle.
Si le président inclut des développeurs de protocoles dans sa liste du 4 juillet, cela confirmerait une orientation moins restrictive de la politique fédérale vis-à-vis des créateurs d’infrastructures décentralisées.
L’éventuelle annonce de ces grâces le jour de l’Indépendance constituerait un acte symbolique fort pour le second mandat de Donald Trump. Cette démarche illustre une volonté de rupture avec les procédures judiciaires antérieures tout en ciblant des segments spécifiques de la population carcérale et technologique. Pas sûr toutefois que la libération de tout ce petit monde ravisse l’opposition qui reproche déjà au président en exercice sa proximité avec le secteur crypto.
L’article 250 grâces présidentielles pour les 250 ans des États-Unis : Donald Trump y réfléchirait pour le 4 juillet est apparu en premier sur Journal du Coin.


