Ethereum : La mise à niveau Glamsterdam entre dans sa phase finale
06/17/2026Glamsterdam, dernière ligne droite. Lors d’une réunion des développeurs d’Ethereum, on a appris que la mise à jour entrait dans sa phase finale de développement. Les équipes testent désormais une version du fork dans un environnement fermé, et le réseau se prépare à l’une de ses évolutions les plus lourdes depuis The Merge. Explications.
Points clés
- Glamsterdam introduit l’Enshrined Proposer-Builder Separation (ePBS) et les Block-Level Access Lists pour améliorer la scalabilité d’Ethereum
- Le gel du code est fixé au 2 juillet, avec un déploiement possible sur le mainnet dès août
- Des défis de compatibilité subsistent entre les clients Geth, Besu et Nethermind
- La DeFi pourrait profiter de frais de gas allégés et d’une réduction du risque de censure des transactions
Glamsterdam, une mise à jour majeure pour Ethereum
Au cœur de Glamsterdam, deux briques techniques attirent l’attention : l’Enshrined Proposer-Builder Separation (ePBS) et les Block-Level Access Lists. L’objectif affiché est d’améliorer la scalabilité de la couche 1 d’Ethereum, autrement dit sa capacité à traiter davantage de transactions sans sacrifier la décentralisation.
L’ePBS intègre le relai MEV-Boost directement dans le client de consensus. Concrètement, cela réduit la dépendance aux relais tiers, ces intermédiaires qui se chargeaient jusqu’ici d’assembler les blocs, et renforce d’autant la sécurité du réseau.
Les Block-Level Access Lists, de leur côté, permettent aux nœuds de mieux anticiper les données nécessaires à la validation des transactions. À la clé, des coûts de gas allégés et une efficacité globale en hausse.
Les développeurs ont d’ailleurs commencé à tester une version complète de Glamsterdam sur des réseaux privés, les devnets. Cette étape sert à vérifier que l’ensemble des propositions d’amélioration d’Ethereum (les EIPs, pour Ethereum Improvement Proposals) fonctionnent de concert avant tout passage sur les testnets publics.
Tim Beiko, qui coordonne le travail des développeurs, a fixé le gel du code au 2 juillet, avec un déploiement sur les testnets publics dans la foulée. Si le calendrier tient, le lancement sur le mainnet pourrait intervenir dès le mois d’août.

Défis techniques à relever et impact potentiel sur la DeFi
Mais le chemin n’est pas pour autant dégagé. Les équipes travaillent encore sur la compatibilité des différents clients Ethereum avec les nouvelles fonctionnalités. La prise en charge des Access Lists au niveau des blocs réclame ainsi des ajustements conséquents dans le code des clients Geth, Besu et Nethermind.
L’arrivée de l’ePBS modifie par ailleurs la manière dont les blocs sont proposés et validés. Une transformation de cette ampleur exige des tests rigoureux, sous peine de heurts au moment du déploiement.
Le secteur de la finance décentralisée pourrait être le premier bénéficiaire de Glamsterdam. En allégeant les frais et en accélérant le traitement des transactions, la mise à jour rendrait les applications décentralisées (dApps) plus accessibles et plus réactives.
Les apports de l’ePBS visent aussi à réduire le risque de censure des transactions, une crainte qui agite la communauté Ethereum depuis la montée en puissance du MEV (Maximal Extractable Value), cette valeur que les validateurs peuvent extraire en réordonnant les transactions à leur avantage.
La communauté guette donc le déploiement de Glamsterdam, pendant que les développeurs s’attellent aux derniers détails. Si le calendrier d’août se confirme, Ethereum franchira un nouveau palier de scalabilité, au bénéfice direct des millions d’utilisateurs qui sollicitent le réseau chaque jour.
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