La Corée du Sud déclare la guerre aux hacks crypto et s’associe à Chainalysis
06/13/2026Chainalysis au service de la police sud-coréenne. Pays où l’adoption de Bitcoin et des cryptomonnaies bat des records, la Corée du Sud attire aussi les cybercriminels, qui ciblent sans relâche ses utilisateurs et ses plateformes. Pour endiguer la menace, la police nationale vient de sceller un accord avec le spécialiste de la traque sur blockchain, Chainalysis.
- La police nationale sud-coréenne a signé un accord avec Chainalysis pour renforcer la lutte contre les crimes liés aux cryptomonnaies.
- Les cybercriminels, notamment liés à la Corée du Nord, ont dérobé des milliards en cryptomonnaies, ciblant un marché sud-coréen très actif.
La police sud-coréenne s’allie à Chainalysis pour combattre les crimes cryptos
Le 9 juin 2026, Chainalysis a annoncé la signature d’un Memorandum of Understanding (un protocole d’accord fixant un cadre de coopération non contraignant) avec la police nationale sud-coréenne, la Korean National Police Agency, ou KNPA. L’objectif est clair : muscler la collaboration entre les deux parties sur les enquêtes liées aux actifs numériques.
La Corée du Sud cumule deux statuts. Elle est l’un des marchés cryptos les plus actifs de la planète, et l’une des cibles favorites des fraudeurs. Les escroqueries visant les investisseurs particuliers y sont monnaie courante, et les groupes criminels organisés, à commencer par ceux liés à la Corée du Nord, s’en servent pour blanchir leurs fonds.
Le chiffrage donne le vertige. Selon Chainalysis, les hackers affiliés à Pyongyang ont dérobé plus de 2,02 milliards de dollars en cryptomonnaies sur la seule année écoulée, et 6,75 milliards de dollars sur les cinq dernières années.

Une collaboration pour renforcer les capacités d’enquête de la police sud-coréenne
La KNPA fait figure de pionnière en la matière. Elle compte parmi les forces de l’ordre les plus aguerries au monde sur les enquêtes crypto. Mais traquer des flux illicites suppose une visibilité mondiale sur le déplacement des fonds, et c’est précisément là qu’intervient Chainalysis.
L’entreprise met à disposition une plateforme de données dopée à l’intelligence artificielle, utilisée par les enquêteurs du monde entier pour suivre l’argent sale. Un outil qui a déjà contribué à des saisies dépassant 34 milliards de dollars dans des affaires retentissantes.
Le protocole signé entre Chainalysis et la KNPA s’articule autour de trois axes :
- Accès à la formation : le personnel désigné par la KNPA pourra suivre des contenus traduits en coréen sur la Chainalysis Academy, afin de développer méthodiquement les compétences d’enquête au sein de l’agence et de ses organisations affiliées.
- Certification professionnelle : les enquêteurs coréens pourront intégrer le programme de certification mondial de Chainalysis, qui mène les utilisateurs du niveau débutant au niveau expert.
- Formation pratique : les deux parties échangeront sur les technologies émergentes et les nouvelles typologies de crime. Elles bâtiront ensemble des programmes fondés sur des scénarios concrets, calqués sur les défis réels du terrain.
Pour un pays qui figure parmi les places fortes de l’innovation autour des actifs numériques, l’enjeu dépasse la simple signature : il s’agit de doter ses enquêteurs des mêmes armes que les réseaux qu’ils traquent.
Les autorités sud-coréennes ont déjà fait preuve de fermeté face à ces menaces, avec plusieurs condamnations récentes de hackers liés à la Corée du Nord.
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